Court-métrage, en cours de développement.

En 2019, je trouve dans une boutique de seconde main une dizaine de boites Kodak contenant des diapositives anonymes. A mon retour chez moi je projette les images sur le mur de mon salon et découvre la vie de "R." sur trente années. Se déroule le récit silencieux d'une vie amoureuse et familiale dans des paysages méditerranéens. Le "clac" du projecteur familial retentit, et à chaque passage de diapos apparait peu à peu en creux une autre histoire... Des images résistent, d'autres s'absentent, le hors-champ semble vouloir brûler la lentille. "Les Diapositives" se font alors surgissement d'une vie effacée, archives de l'absence.

«L'image produirait une chair en voie de disparition, non par accident mais par nécessité substancielle. Son spectacle viendrait de cette surprenante ambivalence qui présente une absence, qui précisément fait apparaître la disparition. La ressemblance s'y défait au regard de l'inpropriété du corps déchu par sa représentation, par son effacement imaginaire. Ce mouvement d'absence se développe à la fois par et dans l'image qui active sur elle-même ce procès, d'où son vacillement perpétuel, son trouble. (...) Le sujet disparaissant reviendrait peut-être en creux, dans les interstices de ce que l'image a bougé. »

François Noudelmann, Image et absence, essai sur le regard.